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Témoignages

J’aime la dynamique des projets d’entreprise

Portrait de Hubert Mroz, notaire à Roubaix

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Hubert Mroz a bien fait de suivre le conseil donné par son père quand il s’est retrouvé avec un bac scientifique en poche mais pas très envie de poursuivre dans cette voie. « Il m’a suggéré de m’inscrire à l’université de droit de Douai, installée à une vingtaine de kilomètres de chez nous ». Après une licence, une maîtrise de droit privé, un master spécialisé en fiscalité de l’entreprise en école de commerce, le jeune homme entame sa carrière comme fiscaliste-stagiaire dans un grand cabinet d’avocats d’affaires.

Puis il décide d’effectuer un second stage qui sera déterminant pour la suite de sa vie professionnelle. « Je suis entré à l’étude du groupe Monassier implantée à Lille, où on a proposé de m’embaucher en CDI, ce que j’ai accepté sous réserve de pouvoir continuer des études en formation continue pour décrocher le diplôme de notaire. » 

Il obtient son diplôme après six nouvelles années de formation, et reste dix ans en poste, se consacrant aux sujets liés au droit de l’entreprise, qui le passionnent depuis l’université.

« J’aime la partie technique qui conjugue droit et chiffres, traduire des formules de calcul dans des actes notariés, c’est mon côté matheux. Et j’aime la dynamique des projets d’entreprise. Ce sont des entités en perpétuel mouvement, qui avancent sur une route loin d’être toute tracée. Elles écrivent chacune leur histoire, une histoire ponctuée de créations, restructurations, cessions, acquisitions, transmissions, avec des tempos variés, où les opérations longuement préparées peuvent être suivies de brusques accélérations. Pour un notaire, c’est vraiment intéressant à suivre, on ne s’ennuie jamais ! »


J’aime la dynamique des projets d’entreprise. Elles écrivent chacune leur histoire, une histoire ponctuée de créations, restructurations, cessions, acquisitions, transmissions, avec des tempos variés, où les opérations longuement préparées peuvent être suivies de brusques accélérations. Pour un notaire, c’est vraiment intéressant à suivre, on ne s’ennuie jamais


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Hubert Mroz notaire à Roubaix

Le notariat & le monde de l’entreprise

A 41 ans, Hubert Mroz  est toujours passionné par son métier. Il l’exerce aujourd’hui comme notaire associé au sein ducabinet Prouvost, qu’il a rejoint en 2012. « L’étude accompagne depuis un siècle les entrepreneurs de Roubaix et sa région. Cependant, malgré sa forte expertise, elle n’avait pas véritablement de service professionnalisé en droit des affaires. J’ai été chargé d’en développer un. » 

L’équipe se mobilise pour apporter des solutions créatives et personnalisées à une clientèle diverse qui réunit aussi bien des startups et des PME que des ETI et de très grands groupes, à Roubaix ou Paris. « L’échelle change évidemment, mais au fond les enjeux restent similaires du point de vue des fondateurs, dirigeants ou actionnaires ».

Hubert Mroz s’est spécialisé en structuration fiscale du patrimoine ainsi qu’en opérations de haut de bilan, fusion-acquisition et rapprochement. Compte tenu du profil de ses clients, il est familier de certains secteurs d’activité tels que la distribution, le numérique, l’immobilier ou les professions libérales. Il apprécie la fluidité des échanges avec ses collègues et l’esprit d’entraide qui règne en interne.

« La collaboration avec les autres services de l’office qui traitent du droit patrimonial, des sujets notariaux traditionnels et de l’immobilier professionnel  nous permet d’apporter à nos clients les bonnes compétences, au bon moment.»

Être notaire est un privilège, nous exerçons une mission de service public et cela doit nous pousser à nous engager pour la collectivité, le bien commun. Participer au sein de NCE à développer le rôle que les notaires peuvent avoir auprès des entrepreneurs est aussi une forme d’engagement.
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Hubert Mroz notaire à Roubaix

Malgré un rythme de travail intense chez Prouvost & Associés, Hubert Mroz trouve le temps de faire d’autres choses en dehors de son étude. Il est rapporteur de la commission « droit des sociétés » du congrès des notaires de 2022 consacré à l’ingénierie notariale, membre de la section « droit des affaires » de l’institut d’études juridiques du Conseil supérieur du notariat, mentor au sein d’incubateurs et s’investit dans plusieurs associations….

Il en a même créé une en 2018 avec l’appui de deux chambres (Nord-Pas-de-Calais et Paris) : la legaltech « Le Registre », qui vise à dématérialiser les titres de sociétés non cotées sur la blockchain notariale. « L’objectif est de donner aux notaires une totale maitrise des données et du processus, en toute sécurité et à un coût raisonnable. La version zéro est développée, les tests sont concluants, nous lançons l’application en septembre prochain ».

Il était également présent aux débuts de l’aventure NCE. Chez Monassier, il fut en effet un des bras droit de Frédéric Roussel, l’un des fondateurs du réseau, et a participé à la rédaction des statuts. « Maitre Roussel s’est toujours beaucoup investi dans et en dehors de son métier et m’a incité à suivre son exemple. Pour lui, être notaire est un privilège, car nous exerçons une mission de service public et cela doit nous pousser à nous engager pour la collectivité, le bien commun. Participer au sein de NCE à développer le rôle que les notaires peuvent avoir auprès des entrepreneurs est aussi une forme d’engagement. Et cela me semble important car on sent qu’il y a encore un déficit d’offres, alors que le besoin est réel grâce aux spécificités, et dans le respect, de notre statut. Je m’attache donc à convaincre d’autres notaires d’investir cette activité. Quand on se spécialise dans cette voie, on ne le regrette pas… Je peux en témoigner !  »